Parcours
Romain, 21 ans
Informaticien
Ce qu’il annonce
1 600 €4 500 € net
- Vient deDrôme
- StatutFrontalier
- Recherche2 mois et demi à 3 mois
- CommentCandidatures sur de nombreuses plateformes en ligne, entretiens multiples
Son parcours
Romain vient de la Drôme. Après un BTS informatique de deux ans, il est embauché en CDI : 39 heures par semaine, 1 590 à 1 600 € net. À 21 ans, il décide de partir. Il ne connaît personne en Suisse et ignore même qu’un statut existe pour les résidents français qui y travaillent. Il annonce aujourd’hui 4 450 à 4 500 € net pour 40 heures par semaine et un intitulé de poste très proche. Au moment de l’interview, il est frontalier depuis un mois et vit à Gaillard.
Il passe par une étape en personne, dans les restaurants, puis cherche surtout en ligne, où il voit beaucoup plus d’offres. Entre le premier appel et la signature, il compte environ un mois et deux entretiens. L’administration l’inquiétait depuis des mois : permis de travail, assurance. Il découvre pendant ses entretiens que son entreprise gère tout cela. Il note aussi un détail à ne pas négliger : selon les régions et les métiers, on ne dit pas 70, 80 et 90 de la même façon qu’en France.
Après plusieurs Airbnb, il cherche une colocation sans avoir encore de fiche de paie. Il explique sa situation aux propriétaires et propose son contrat signé, où figure son salaire. Il n’en contacte que deux. Le premier accepte. Il signe et récupère les clés le même jour. Il paie 750 € par mois charges comprises, un prix qu’il juge élevé pour une colocation, dans un appartement neuf proche du tram. Il dit qu’en arrivant, il ne faut pas refuser une chambre parce qu’il n’y a pas de lit double.
Son entreprise garde la moitié du bénéfice net annuel et partage l’autre à parts égales entre les employés. On lui a présenté une prime de 2 à 4 mois de salaire, qu’il n’a pas encore touchée. Il comprend les frontaliers qui repartent parce que leurs proches leur manquent : être heureux, dit-il, c’est aussi pouvoir voir ses parents le week-end, pas seulement gagner 5 000 ou 6 000 €. Il développe de petits business en ligne et calcule une capacité d’emprunt de 335 000 € à 35 % d’endettement. Il vise un immeuble de plusieurs lots plutôt qu’un appartement.
« Je me suis dit : ce n’est pas la vie que je veux mener. Je veux découvrir d’autres endroits. »
Ce qui a coincé
- Nombre incalculable de refus et processus de recrutement long
- Solitude et difficulté à se faire des connaissances
- Contacts personnels peu disponibles malgré les pistons
Ses conseils
- Adapter son CV au format suisse
- Parler de son projet autour de soi, mais ne pas se reposer que sur ses contacts
- Ne pas trop réfléchir et accepter de ne pas tout contrôler avant de se lancer
Montant annoncé dans la vidéo, sans vérification sur fiche de paie. Un parcours n’est pas une promesse. Notre méthode.

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