Parcours
Matthieu, 32 ans
Conseiller en investissement (finance et immobilier) · Genève
Ce qu’il annonce
8 400 CHF net
- Vient deÉpinay-sur-Seine (93), puis Monaco
- StatutFrontalier
- RechercheEnviron un mois (sa compagne a trouvé deux semaines après lui)
- CommentCandidatures avec CV aux normes suisses, puis entretien de 1h40 avec un cabinet de conseil
Son parcours
Matthieu, 32 ans, a grandi à Épinay-sur-Seine, dans le 93. Il a un bac STG marketing et un BTS commencé, non validé. Il a travaillé 13 ans en France, notamment de nuit à la RATP, où il dit s’être senti comme un matricule. Il descend ensuite dans le Sud, rencontre sa compagne et passe deux ans à Monaco. Le cadre lui plaît, mais il lui faut plus d’argent pour ses projets, immobilier compris, et il juge la rémunération plus intéressante en Suisse.
Sa compagne et lui visaient déjà la Suisse chacun de leur côté, avant de se rencontrer. Il travaille aujourd’hui sur Genève pour un cabinet de conseil qui conseille des clients en finance et en investissement immobilier. Il raconte que son directeur ne cherche pas des diplômés de grandes écoles, mais des personnes honnêtes, parce que la fiscalité suisse n’est pas simple et qu’il faut l’apprendre. Le jour de l’entretien, il dit avoir été lui-même et s’être retrouvé dans les valeurs de la société.
Il annonce 8 400 francs net. Comme il n’avait pas encore de fiche de paie, Aymeric lui a demandé une attestation de son employeur, qui mentionne plus de 10 000 francs brut. Aymeric précise que Matthieu touche aussi des pourcentages sur des ventes, grâce à un réseau à Monaco et en Suisse. Il ajoute que ce niveau reste une exception sans diplôme : la plupart des frontaliers tournent plutôt autour de 3 000 à 5 000.
Il paie environ 1 500 € pour 61 m² à Saint-Julien-en-Genevois. Il met 25 minutes pour aller travailler et pourrait le faire à vélo en 35 à 40 minutes. Il estime pouvoir mettre 4 000 à 5 000 de côté chaque mois, un calcul fait après un mois et demi seulement sur place. Il ne compte pas rester frontalier : il veut habiter en Suisse, y payer ses impôts et y faire naître ses enfants.
« Ici, on a cette possibilité de pouvoir évoluer, de pouvoir faire ses preuves. »
Ce qui a coincé
- 42 heures par semaine à 100 % contre 35 heures en France
Ses conseils
- Faire preuve d’humilité et s’adapter aux codes suisses (CV, façon de se présenter)
- Se mettre à la place du recruteur et montrer qu’on veut apprendre
- Cultiver son envie et persévérer
Montant annoncé dans la vidéo, sans vérification sur fiche de paie. Un parcours n’est pas une promesse. Notre méthode.

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