Parcours
Anthony, 32 ans
Gérant de salles de fitness · Avenches
- Vient deNé en Suisse, de nationalité française (grands-parents français)
- StatutRésident en Suisse
- CommentIntérim pour les premiers jobs, puis appel direct au directeur d’une chaîne de fitness
Son parcours
Anthony, 32 ans, est né en Suisse. Ses grands-parents français s’y sont installés. Il est français, a le permis C et vit à Avenches. Il dit que les Français le voient comme un Suisse et les Suisses comme un Français. À l’école, les élèves sont classés par niveaux et il glisse vers le plus bas. À 15 ans, pris à lacérer un père Noël gonflable au couteau avec d’autres élèves, il a le choix : partir ou subir une plainte. Il part.
Il commence en plein hiver comme bûcheron, puis perd une place d’apprenti paysagiste à cause des cours. Suivent l’intérim et des semaines de 45 à 50 heures. En démolition, il annonce environ 5 600 francs brut, soit 3 500 à 4 000 une fois impôts et assurance maladie payés, en vivant chez ses parents. Vers 19 ou 20 ans, il se fixe trois conditions : ne pas commencer avant 9 h, pouvoir s’entraîner et manger au travail.
Il ne trouve qu’un poste de téléphoniste. Un jour, le directeur d’une chaîne de fitness apparaît sur sa liste d’appels. Au lieu de lui vendre quoi que ce soit, il lui demande un poste. Il l’obtient, mais le salaire part en transports. Plus tard, à Fribourg, il gagne 3 500 francs. Quand le diplôme de prof de fitness est créé, il propose à son patron de le former, pour 800 francs la première année. Il y reste quatre ans.
À 25 ans, il apprend qu’une entreprise installée depuis 35 ans sur 1 000 m² veut partir, alors qu’elle vient de signer pour dix ans. Il reprend le bail à 4 000 francs, selon lui trois fois sous le marché, et évite ainsi le cautionnement. Il met ses 35 à 40 000 francs d’économies et prend un leasing à 4 500 francs par mois pour les machines. La sous-location des bureaux ramène le loyer vers 1 700 francs.
Il compte aujourd’hui cinq salles et annonce entre 4,3 et 5 millions de chiffre d’affaires par an. Avec son frère et son père, il lance des cuisines sans salle : burgers, bols, sushis. En prenant deux box pour dix ans, il dit payer 2 000 francs au lieu de 3 500. Faute de budget à ses débuts, il avait installé des vestiaires de piscine pour 15 000 à 20 000 francs, contre 60 000 à 70 000 sur devis.
« Le premier objectif, c’était plutôt la liberté financière. »
Ce qui a coincé
- Renvoyé de l’école à 15 ans, enchaîné des jobs durs (bûcheron, démolition, intérim)
- Premier poste en fitness très mal payé, salaire absorbé par les transports
- Trouver un local commercial en Suisse demande de lourdes garanties financières
Ses conseils
- Tenter de faire quelque chose, c’est le plus important
- Chercher d’abord ce qu’on n’aime pas pour trouver ce qu’on aime
- Négocier les loyers: les prix varient beaucoup selon le lieu et la négociation
Un parcours n’est pas une promesse. Notre méthode.

Tu veux qu'on regarde ton projet ensemble ?
L'appel est gratuit. Dans le pire des cas, tu repars avec une stratégie. Dans le meilleur, on t'accompagne.