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Parcours

Anissa, 43 ans

Technicienne en industrie pharmaceutique (pharma-cosmétique)

  • Vient deDijon
  • StatutFrontalier
  • Recherche8 mois
  • CommentAnnonces, LinkedIn, appel direct à l’entreprise, recruteurs, puis accompagnement pour les entretiens

Son parcours

Anissa vient de Dijon. À 15 ans, elle est apprentie coiffeuse. À 22 ans, elle rachète le salon à sa patronne, dans un quartier qu’elle connaît et avec une clientèle déjà faite. Elle a deux salariées et tient le salon une quinzaine d’années, avec en parallèle un bar qu’elle gère avec son ex-mari. Elle travaille du lundi au samedi, quasiment sans pause et sans vacances. Elle annonce 3 000 à 4 000 € par mois à cette époque, mais parle surtout des charges et des salaires à payer.

Elle ferme son salon et retourne à l’école pour passer un titre de technicienne en pharma-cosmétique industrielle, le TPCI. Elle travaille ensuite en usine pharmaceutique, plus de 7 ans d’expérience selon elle, et gagne 1 700 € par mois. La Suisse lui trotte dans la tête depuis un moment. Elle veut le même revenu que lorsqu’elle était à son compte, avec un meilleur cadre de vie. Elle part de Dijon avec une valise et pense déposer ses CV à Genève en attendant qu’on la rappelle.

Ça ne se passe pas comme prévu. Les recruteurs la renvoient de mois en mois : la reprise n’est pas avant février, l’industrie va mal au printemps, puis les vacances arrivent. Elle tient avec le chômage et des coupes à domicile, qui lui permettent de se créer un petit réseau. Elle s’investit dans une association à Annemasse, qu’elle appelle une petite famille. Sur Le Bon Coin, un propriétaire finit par l’accepter sans emploi. Elle remarque qu’en entretien, la plupart demandent de vivre en Suisse. Une annonce mène enfin à un entretien, à des tests et à un poste à 100 %.

Elle annonce aujourd’hui 4 000 € par mois. Elle part à 5 h et rentre à 18 h 30, avec 50 minutes de Léman Express, qu’elle préfère à la voiture. Elle a un T3 à 6 km de Genève et ses week-ends libres, ce qui lui laisse plus de temps avec son fils. Elle ne parle pas d’eldorado pour autant : tout est cher, et il faut payer les charges. Elle dit que les Suisses tiennent à la ponctualité et à l’assiduité, et qu’il est plus facile qu’en France de monter en grade.

« Je suis partie de rien, et aujourd’hui je suis fière de mon parcours. »

Ce qui a coincé

  • Recherche d’emploi de 8 mois après être arrivée sans poste
  • Airbnb à 1400 € par mois pour une chambre
  • Logement trouvé sans emploi, 8 mois en studio avec son fils

Ses conseils

  • Se faire accompagner pour réussir les entretiens
  • Avoir un mental d’acier et rester déterminée

Un parcours n’est pas une promesse. Notre méthode.

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